Un premier village copains du Monde en Guyane

Durant deux semaines, du 22 octobre au 3 novembre 2018 le SPF organisait son premier village copains du Monde en Guyane. Durant leur séjour les enfants ont participé à des ateliers copains du Monde mais ont aussi pris le temps de se distraire.

Durant deux semaines une centaine d'enfants de Guyane a participé à un village copain du Monde
Olivier Pasquiers

« Il aura fallu presque un an pour organiser ce village copains du Monde en Guyane. Avec les CEMEA, notre partenaire sur place nous avons essayé de donner une dimension solidaire à ce lieu. Les enfants y ont découvert ce qu’était le mouvement copain du Monde tout en prenant le temps de s’amuser. Cette belle aventure a fait grandir les enfants et le mouvement copain du Monde » explique Sonia Serra, secrétaire nationale chargée du mouvement copain du Monde. Sur place avec les enfants elle animait les ateliers copains du Monde en partenariat avec de jeunes animateurs des CEMEA en stage pratique BAFA. A l’initiative des fédérations du Secours populaire de la Charente-Maritime et de la Vienne, ce premier village en Guyane a rassemblé soixante dix enfants la première semaine et  trente trois la seconde. Venus des villages de Matouri, Camopy,  Macouria et de la région des fleuves, les enfants âgés de 9 à 14 ans ont donc alterné activités de loisirs et ateliers pédagogiques. La tenue de quatre ateliers copains du Monde : « Qu’est-ce que copain du Monde », « Le dire pour agir », « Comment développer copain du Monde à travers le monde » et « Faire un dessin ou écrire une lettre pour un enfant », a permis la belle rencontre des enfants avec le mouvement copain du Monde.

La faim dans le monde est intolérable

C’est aussi grâce à la projection d’un film sur l’histoire et les actions copains du Monde que tous ont pu comprendre la démarche qui animait ce mouvement crée en 1992 par le Secours populaire. Pour les enfants, ces ateliers furent l’occasion de s’exprimer sur leur vie, le monde et surtout de se projeter dans une dynamique de projets solidaires. Pour Mathias, âgé de 12 ans c’est la faim dans le monde qui le révolte « Ce qui me fait le plus mal c’est de voir les enfants d’Afrique mourir de faim ». Ils sont nombreux comme lui à ne pas supporter cette situation. Mais loin de se laisser abattre, ils imaginent mille et une solutions pour que cela change : confectionner des gâteaux, les vendre sur les marchés et acheter à manger aux SDF ou bien faire des conférences dans les écoles pour demander de l’argent et offrir des repas aux « pauvres ».  

Apprendre à vivre ensemble avec ses différences

Autre sujet sur lequel ils ont envie d’agir, le racisme comme en témoigne l’intervention d’Ama, 12 ans. « Ce qui me chagrine c’est le racisme, car je trouve qu’il faut s’accepter comme on est. La couleur de peau, la couleur des cheveux cela ne doit pas avoir d’importance, ce qui compte c’est ce qu’on a dans le cœur ». Avec ce séjour, créoles et amérindiens ont appris à vivre ensemble, ce qui a bien évidemment contribué à leur faire découvrir d’autres cultures et à dépasser certains clichés. De leur côté les CEMEA avaient également préparé des ateliers : un premier sur la prévention des moustiques, un second sur la prévention bucco-dentaire, un troisième avec la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse). Par ailleurs des activités sportives, manuelles et culturelles étaient aussi programmées : tournois de foot, visite du centre de recherche spatial de Kourou, confection d’objets en bois, veillées musicales… En fin de séjour alors que tous rentraient chez eux, il a été difficile pour les enfants et leurs animateurs de se quitter. Mais tous se sont engagés à garder le contact. Un compte Facebook copain du Monde de Guyane a été crée, pour que tous puissent continuer à faire vivre le mouvement copain du Monde dans leurs villages, écoles et quartiers.

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