Quatre cents écoles reconstruites dans le monde

Menant de multiples initiatives de solidarité dans le monde, le Secours populaire a aussi reconstruit plusieurs centaines d'écoles après des catastrophes naturelles ou des conflits. Outre les bâtiments, l'implication de l’association passe par l'apport de livres, de cahiers et de stylos mais aussi le financement de bureaux et de chaises.

Un enfant sur six dans le monde ne va pas à l'école. Rendre possible la scolarité est une priorité du Secours populaire.
Jean-Marie Rayapen

Les actions du Secours populaire hors de France sont variées. Répondre aux catastrophes naturelles, secourir des populations en prise avec la guerre, mener des distributions alimentaires, relancer l’activité économique à petit échelle ou installer des équipements de potabilisation de l’eau, voire favoriser des programmes de nutrition infantile ou d’apprentissage du secourisme.

Néanmoins, après des tremblements de terre ou des typhons, l’une des demandes que les sinistrés et les partenaires du Secours populaire expriment est la réhabilitation d’établissements scolaires. Ainsi, par exemple, après la guerre au Kosovo, en 1999, le Secours populaire, qui s’était impliqué auprès des réfugiés, a rebâti 3 écoles. Au total, en plusieurs décennies, ce ne sont pas moins de 400 établissements qui ont été réhabilités, reconstruits ou aménagés sur quatre continents.

Mobilisations multiples en faveur des écoliers pauvres

La préoccupation de la scolarisation se traduit aussi par la mobilisation des donateurs et des bénévoles autour d’opérations de collecte de livres pour constituer des bibliothèques scolaires ; des  enfants copain du Monde pour la fourniture de cahiers et de stylos. Ainsi, depuis 2015, les bénévoles de la Seine-Maritime et les copains du Monde financent l’achat de malles de livres pour les enfants de l’Aïr au Niger, en liaison avec Hed Tamat, le partenaire local du Secours populaire.

En Iran, après le séisme de Bam en 2003, l’association a financé la bibliothèque et une cantine du lycée technique agricole pour filles de Mehr-e Bam d’un quartier défavorisé de la ville. Un programme qui a soutenu des centaines d’élèves. Après des tremblements de terre dévastateurs, deux écoles de la banlieue de Katmandou au Népal ont rouverts leurs portes récemment, grâce aux efforts du Secours populaire et de son partenaire local. Aux Philippines, c’est après le passage de typhons en 2013 que l’initiative a été mise en place. Évidemment, les constructions sont à chaque fois aux normes antisismiques ou capables de résister aux ouragans.

Haïti porte le programme le plus ambitieux

Au Bénin, une « Maison de la femme et de l’enfant » dotée d’ateliers de formation au tissage, d’un jardin potager, d’une bibliothèque et d'un point santé, a été construite dans le village de Ramong’Yiri. La vente des pièces confectionnées par les tisserandes apporte des revenus qui participent à couvrir les frais de cantine pour les 400 élèves et l’entretien des bâtiments de l’école locale.

Les actions les plus emblématiques sont celles menées en Haïti après le séisme de 2010. Plusieurs établissements ont été construits, cinq rien que dans la région montagneuse de Petit-Goâve afin d’accueillir près de 2 000 enfants. Ailleurs, le complexe scolaire de Rivière Froide est le programme le plus ambitieux, avec cantine, bibliothèque, atelier de couture et d’informatique, ainsi qu’une infirmerie. Outre sa fonction concernant les apprentissages, l’établissement sert aussi de point de fourniture d’eau potable à la communauté villageoise et de lieu de soins infantiles.

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