




Parole d'expert |
Les associations sont aussi confrontées à la remise en cause permanente des dispositifs : il y a eu la période des emplois jeunes entre 1997 et 2002, une rupture totale entre 2002 et 2004 où l’on a voulu que le secteur marchand crée des emplois aidés, puis, après un échec, on est revenu vers le secteur non-marchand. De plus, elles n’ont jamais été invitées à des concertations à propos des contrats de la loi de cohésion sociale qu’elles sont invitées à utiliser. Entre temps, il a fallu plusieurs mois pour ajuster les dispositifs au fur et à mesure de leur mise en place. Avec la décentralisation, d’autres contrats comme les « emplois tremplins » sont apparus. Là encore, les associations doivent travailler selon des logiques définies sans qu’elles aient été consultées. Mais, ceux qui s’y retrouvent le moins, ce sont souvent les personnes du service public de l’emploi. Pour faire fonctionner sa structure, il faut devenir un spécialiste des textes et bien la diriger administrativement et financièrement. Dans une seule année, il faut parfois embaucher trois personnes différentes avec des contrats différents pour occuper successivement un même emploi. Nous préférerions largement une logique où l’on considère le poste et non la personne. On compte beaucoup sur les associations pour créer des emplois. Il faut les reconnaître comme des employeurs et des partenaires à part entière. Pourquoi pas un contrat d’insertion unique ? Julien Adda, délégué général de la Conférence permanente des coordinations associatives. |

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Ces dossiers sont issus de Convergence, le magazine de la solidarité édité par le Secours populaire et envoyé à ses donateurs et bénévoles.
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