




| Vive l’esprit d’équipe ! |
Ce « noyau dur », qui compte une bonne dizaine de personnes au total, assure le quotidien : accueil, accompagnement social, aide alimentaire ou vestimentaire, etc. Mais, accrochée au mur du local, une longue liste répertorie les contacts d’autres bénévoles prêts à « donner un coup de main » à l’occasion. Roland s’inquiète d’ailleurs de l’accroissement des demandes : « la précarité augmente de façon phénoménale. Nous avons beaucoup de jeunes, des travailleurs saisonniers et des travailleurs pauvres aussi. » Chacun apporte alors spontanément ses arguments sur l’augmentation des prix du logement, des charges, etc. Le constat unanime renforce leur détermination à s’engager contre les inégalités. Mais leur dévouement remonte bien avant leur arrivée au SPF. Liliane, par exemple, reconnaît que son père l’a influencée : « Il restaurait les vieilles pierres et savait très bien travailler. On venait souvent lui demander un coup de main et il ne se faisait jamais payer. » Pour Geneviève aussi l’exemple paternel a compté car « il faisait des petits travaux d’électricité ou accompagnait souvent les voisins qui n’avaient pas les moyens de se payer une voiture ». Marie, originaire du nord de la France, défend le mot militant car « dans le Douaisis, c’était un mot noble, synonyme de responsabilité envers les autres » et elle se souvient de sa mère, qui a repris le travail – manutentionnaire – à 50 ans et était déléguée syndicale : « Elle a toujours été engagée et j’ai bénéficié de son exemple. » Engagés, ils l’ont aussi été tous les six à différents moments de leur vie. Roland a même failli remonter le SPF d’Ardèche quand il avait un peu plus de 20 ans. Puis il s’est lancé dans le bénévolat sportif et a milité pour faire connaître un sport inventé aux Pays-Bas : le korbal. |

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Ces dossiers sont issus de Convergence, le magazine de la solidarité édité par le Secours populaire et envoyé à ses donateurs et bénévoles.
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