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Vieux flics à Miami

Il n’y a pas d’âge pour aimer l’ordre. Aux États-Unis, ne vous étonnez pas de voir des petits vieux faire des rondes dans des voitures ornées de gyrophares, prendre vos empreintes digitales ou essayer de repérer des terroristes, il s’agit sans doute de bénévoles engagés… dans la police ! Pas vraiment humanitaire donc, le phénomène est particulièrement développé en Floride qui est aussi le paradis des retraités, version étatsunienne. Ainsi Paul Salvin est-il un acharné de 95 ans passés qui tape des rapports sur les vols de voiture au commissariat de Boynton Beach.


Dans cette ville, plus de 1 500 papys et mamies offrent à leur police locale des milliers d’heures de travail non payé. À côté, à Delray Beach, 70 volontaires à cheveux blancs dressent 99 % des contraventions. Encore plus fort : des vétérans de la Seconde Guerre mondiale traquent les activités suspectes dans les édifices municipaux depuis que la ville a appris que sept pirates de l’air du 11 septembre 2001 avaient habité dans cette charmante localité. Évidemment, s’il y a de la castagne, les bénévoles ne sortent pas leur 44 Magnum et laissent agir les jeunes générations. Sans doute parce que, comme le remarquait l’inspecteur Harry, alias Clint Eastwood, dans Magnum Force « l’homme sage est celui qui connaît ses limites ». À chacun sa philosophie.

Source : « Courrier international » n°642

La Belgique encadre mieux ses bénévoles 

Depuis juillet 2005, la loi belge offre un statut juridique clair aux bénévoles. Il s’agit surtout de les protéger et de les informer. Ainsi, les volontaires sont-ils désormais obligatoirement assurés par leur organisme d’accueil et leur responsabilité personnelle doit être couverte par leur assureur. Ils reçoivent aussi une information sur l’association et sur son rôle en indiquant notamment l’importance du respect du « secret professionnel ». Un troisième volet permet un remboursement forfaitaire de frais. L’innovation la plus intéressante est peut-être l’accès simplifié au bénévolat pour les allocataires de prestations sociales. Chômeurs, handicapés, pensionnés, bénéficiaires du revenu minimum d’existence ou d’allocations familiales peuvent donner librement de leur temps sans voir diminuer leurs revenus et, ce, même s’ils perçoivent une indemnité forfaitaire pour frais. Petite ambiguïté tout de même : seule la dimension économique du « travail » bénévole est prise en compte par le texte.


Mise à jour le 12/10/2006

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