





Le droit à l’alimentation est reconnu depuis la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée en 1948. Pourtant, dans les faits, ce droit est loin d’être satisfait. Depuis 1945, le Secours populaire se mobilise et offre aux plus démunis des produits alimentaires pour répondre à ce besoin vital.
Les personnes bénéficiaires de l’aide alimentaire,
toujours plus nombreux
Le nombre de personnes bénéficiaires de cette aide alimentaire augmente malheureusement chaque année. La crise actuelle aggrave encore cette tendance. En 2011, 1 452 243 personnes ont reçu au moins une fois une aide alimentaire de la part du SPF.
Les libres-services, pour le respect de la personne et de son autonomie

Aide alimentaire au Secours populaire.
E. Prinvault
L’aide alimentaire du Secours populaire est principalement distribuée dans ses "libres-services" présents sur tout le territoire national. En effet, depuis 1994, le Secours populaire a développé la pratique des libres-services où les personnes bénéficiaires font leurs courses comme tout un chacun en contrepartie d'une participation financière et peuvent ainsi gérer leur budget. Les libres-services proposent aussi : aide vestimentaire, actions culturelles, projets vacances...
L’aide alimentaire dans l’urgence

La maraude de Paris.
J. Deya
Le Secours populaire intervient également dans les situations d’urgence (grand froid, catastrophes...) et vient au devant des personnes qui ne font pas la démarche de solliciter de l’aide auprès des associations, notamment grâce aux maraudes, en apportant réconfort et collation. Des petits déjeuners sont également proposés, aux personnes sans domicile dans certaines de nos antennes.
Assurer une diversité des produits alimentaires pour offrir une alimentation équilibrée Le Secours populaire dispose de plusieurs sources d’approvisionnement : le Plan européen d’aide aux plus démunis (PEAD) et le Programme national d’aide alimentaire (PNAA) permettent la mise à disposition de denrées de base et de produits transformés. Mais ce soutien des pouvoirs publics ne suffit pas. C’est pourquoi les bénévoles du Secours populaire mettent en place des activités de collecte alimentaire auprès des particuliers et des partenariats privés avec les industriels et la grande distribution. Pour compléter les stocks, le Secours populaire procède également à des achats groupés grâce aux dons financiers. Ces compléments permettent d’assurer une diversité des produits proposés nécessaires à l’équilibre alimentaire des personnes aidées.
Redonner l’envie de cuisiner
Le Secours populaire organise dans plusieurs de ses fédérations et comités, des ateliers "cuisine" pour redonner l’envie de cuisiner aux personnes en difficulté dont le budget nécessite inventivité et débrouillardise. Le SPF mène en partenariat avec la Fondation Louis Bonduelle, l’opération "La Ronde des Légumes" dans le département du Nord pour que les problèmes de santé liés à l’alimentation, ne constituent plus des inégalités sociales. Pour ce faire, a été élaboré un véritable programme de sensibilisation, comprenant des ateliers-cuisine, la préparation d’un recueil de recettes, des évènements (Festi’santé), des conseils de nutritionnistes, des dégustations... l’idée étant d’apprendre à manger davantage de légumes sans grever son budget, sans bouleverser ses habitudes alimentaires et en se faisant plaisir.
Pour manger mieux, cultivons notre jardin !

Un jardin solidaire à Privas.
SPF
Dans plusieurs fédérations du Secours populaire, se développent les initiatives pour créer des jardins solidaires. Ainsi, à Privas, en Ardèche, des petites parcelles de 25-50 m² ont été confiées à des familles accueillies par le Secours populaire et à un centre d’hébergement pour sans-abri. Une parcelle de 4.000m² sert de jardin collectif. "Cela nous coûte 10 euros par an et nous mangeons des légumes frais à tous les repas", se réjouit une mère de quatre enfants qui montre fièrement ses plans de courgettes ornées de leurs magnifiques fleurs. "On voit pousser nos légumes et on mange le fruit de notre travail, c’est gratifiant", glisse Geneviève, une retraitée dynamique. Les surplus du jardin collectif agrémentent les distributions alimentaires du SPF.
Ce qu’ils vivent au quotidien...
Témoignages extraits du "Livre porte-voix de la pauvreté"
"Pour la nourriture, nous ne vivons qu’avec des colis alimentaires."
Anonyme, (Saint-Hilaire)
"Avec 463 euros par mois, c’est assez difficile, il y a des jours où je saute les repas."
Joëlle au chômage (Marseille)
"Oui à ce jour j’ai un emploi stable. Mais quand arrive le quinze du mois, (...) il ne reste plus que quatre yaourts dans le réfrigérateur."
Jeune femme seule avec un enfant (Conflans-Sainte-Honorine)
"Je ne pensais pas avoir besoin un jour des associations caritatives... C’est très dur d’avoir besoin des distributions alimentaires, et le fait que j’y aide comme bénévole me facilite la démarche."
Anonyme, personne âgée aidée par le Secours populaire et bénévole (Batz-sur-Mer)
"Pour pouvoir manger, je fais des heures supplémentaires."
Emilie, agent d’entretien, veuve, un enfant de 22 mois (Dijon)
"Je n’achète que le strict minimum, pain et lait quand le Secours populaire ne peut m’en fournir. La viande, je n’en parle pas !"
Franck, agent de maintenance au chômage (Couthenans)
> Acheter le "Livre porte-voix de la pauvreté"
Pour agir avec le Secours populaire français
Vous pouvez devenir bénévole.
Vous pouvez effectuer un don financier :

Dans ce site
Dans les sites du réseau