




Réinsertion difficile pour les exilés de la guerre
La guerre en ex-Yougoslavie, de 1991 à 2001, a entrainé l’exil de plus de 3,5 millions de personnes de Bosnie-Herzégovine, dont une majorité de femmes et d’enfants. A la fin du conflit, lorsque les populations sont rentrées dans leur pays, leur réadaptation fut très douloureuse. D’une part, les habitants qui étaient restés sur place ont exprimé de l’amertume à leur égard. D’autre part, les familles de retour en Bosnie se sont retrouvées dans une situation très précaire du fait du manque de travail qui ne leur permet pas de satisfaire leurs besoins les plus fondamentaux.
Pour les enfants, la réintégration dans le pays est très difficile, ceux-ci ayant passé plus de cinq ans à l’étranger. Ils doivent se réadapter au système scolaire bosniaque. Ces enfants ont besoin de soutien pour retrouver un équilibre et se familiariser avec leur environnement.
Agir concrètement pour soutenir les enfants en détresse
Créées en 2002, les associations Bolje Sutra et Sunce na Dlanu ont pour objectif principal de contribuer au bien être des enfants déplacés et/ou réfugiés en satisfaisant leurs besoins matériels et psychologiques dans le but de soulager leurs traumatismes dus à la guerre, à l’exil. Elles viennent en aide à 405 enfants, âgés de 4 à 18 ans, en situation de précarité.
Ces associations ont ouvert deux centres sociaux, dans les villes de Tuzla et Kladanj, dans lesquels diverses activités sont proposées aux enfants (danse, théâtre, musique, littérature, marionnettes, excursions...) ainsi que des programmes d’aide psychologique.
En 2008, le Secours populaire français soutient trois micro-projets éducatifs et d’aide sociale pour les enfants déplacés et/ou réfugiés dans le canton de Tuzla.
Les enfants, âgés entre 9 et 13 ans viennent faire du sport avec des équipements très abimés. Le SPF participe à l’achat des tenues de volleyball, basketball et football (shorts et T-shirts) ainsi que des paires de baskets.
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