




Agir pour développer les connaissances sur le paludisme
L’incidence du paludisme sur la santé des populations et le développement économique de l’Afrique sub-saharienne est dramatique. Cette pandémie y est la première cause de mortalité en particulier chez les enfants de moins de 5 ans.
Les moyens de lutte contre la maladie sont inappropriés ou mal coordonnés et les populations font preuve d’une mauvaise connaissance des causes et des méthodes de prévention, ainsi que des techniques et des structures curatives.
Sur place, le Conseil des activités éducatives du Bénin (CAEB) mène depuis plusieurs années des projets de construction ou d’équipement d’écoles et de clos d’enfants, des projets de soutien scolaire, de réinsertion ou de formation professionnelle, des projets de soutien psycho sanitaire, mais encore de lutte contre le trafic d’enfants.
Modifier les comportements : une priorité
Le projet mis en place par le Secours populaire et le CAEB a pour but d’améliorer l’état de santé et les conditions de vie des populations rurales, par la prise de conscience du danger que représente le paludisme et par la maîtrise des pratiques traditionnelles et modernes de prévention et de guérison des accès palustres (accès de fièvre).
Afin de faire changer le comportement collectif et individuel des populations face à la maladie, le projet repose sur l’implication et la participation directe aux activités du projet, par la création, dans chaque localité, de comités villageois de lutte contre la maladie et de clubs de pairs éducateurs dans les écoles.
Le projet a débuté en février 2005 et s'est déroulé sur trois ans. Il a concerné 7000 familles, soit environ 35000 personnes. Durant les deux premières années, de nombreuses activités ont déjà été mises en place : des séances d’information et de sensibilisation, des campagnes d’assainissement et de pulvérisation, mais aussi de vulgarisation des moyens préventifs, d’imprégnation puis de vente à prix réduit de moustiquaires. Ces campagnes ont eu un impact réel sur les populations, et une modification de leur perception et de leur comportement est visible.
Pour la dernière année, l’objectif fut d’améliorer les résultats de ces campagnes, de renforcer le rôle et l’implication des comités et des clubs, et de développer le volet traditionnel de lutte contre le paludisme, par la création notamment d’un répertoire de plantes préventives. Il s’agissait également d’appuyer l’activité des centres de santé, afin que le recours à leurs services pour le traitement des cas les plus graves de paludisme devienne systématique. Enfin, le projet devrait se terminer par des campagnes d’éducation sur le paludisme dans des écoles en France.
Le projet fut cofinancé par le ministère des Affaires étrangères, qui a renouvelé chaque année son engagement financier.
Vous pouvez retrouver de nombreuses informations concernant le CAEB sur leur site : http://caeb.over-blog.net

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